En finir avec les smartphones

Comprendre les mécanismes, soigner nos peurs, retrouver notre attention, respirer à nouveau

L’omniprésence des smartphones dans nos vies – du moins, dans la mienne – n’a que trop duré. Si la plupart d’entre nous a conscience du temps déraisonnable qui leur est volé, il semble extraordinairement difficile de s’en défaire.

Après de longs moments sans smartphone, je constate à quel point je me sens mieux. On se rend compte à quel point le monde était bruyant lorsque le silence s’impose à nous.

Pour autant, il m’est toujours difficile de m’en passer. Pour ne rien arranger, de plus en plus d’actes administratifs et de la vie quotidienne sont facilités pour celles et ceux qui en possèdent un, marginalisant les autres.

Au long de ces billets, je propose quelques pistes de réflexion pour comprendre pourquoi ces petits objets sont aussi addictifs et difficile à laisser tomber. Je détaille ensuite quelques conséquences dramatiques de l’économie de l’attention et du capitalisme de surveillance, desquels les smartphones sont largement complices. Je finis par quelques pistes pour ouvrir les yeux et lever la tête. Pistes qui sont toujours plus faciles à énoncer qu’à appliquer.

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Les notifications, a priori inoffensives et pratiques, offrent à tous les marchands de données la clé de notre attention, à toute heure de la journée. Tous les publicitaires en ont rêvé, les smartphones l'ont fait.
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La curiosité ne suffit pas à expliquer à elle seule les usages déraisonnables de nos smartphones. Pour mieux comprendre, il faut faire un détour par les peurs qui caractérisent notre époque.
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« Se perdre sur Internet », voilà une activité contemporaine qui partage le haut du classement avec la destruction méthodique des écosystèmes et des acquis sociaux. Mais pourquoi se perd-on sur le web ?
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Ce billet est le premier d'une série qui s'intéresse à la place du smartphone dans nos vies. J'y raconte comment j'en suis venu à interroger mes usages, ce que j'en ai compris, et ce que j'ai décidé pour m'en extirper.